Agir pour la libération de Camilo Castro
26 juin 2025 : la disparition
Le chantier de sa maison s’avérant plus long que prévu, il doit différer sa date de retour en France de deux mois, ce qui le conduit à dépasser l’échéance de son visa de séjour en Colombie. Il se rend donc le 11 avril 2025 au poste-frontière de Paraguachon pour obtenir un renouvellement de visa. La migration colombienne enregistre sa sortie et lui demande d’entrer au Venezuela pour enregistrer son entrée.
Mais la migration vénézuélienne refuse son entrée, et il se résout à repartir finir son chantier sans avoir réglé son problème de visa.
Devant reprendre l’avion pour la France le 30 juin 2025, il décide le 26 juin de retourner à la frontière pour régulariser cette situation avant de rejoindre l’aéroport de Bogota, emmenant son billet comme preuve de son départ prochain.
Le bureau de la migration colombienne de Paraguachon refuse à nouveau de lui donner un visa et lui demande d’entrer au Venezuela. Inquiet du risque qu’il court, mais très peu au fait de la situation politique extrêmement tendue du Venezuela depuis les élections de l’été 2024, il décide de tenter à nouveau d’aller au Venezuela et se dirige vers le poste frontière tout proche. Là, il envoie plusieurs
messages à ses proches, dont un suggérant qu’il pourrait être renvoyé vers la Colombie. Après ce message, il ne donne plus de nouvelle à personne.
Sa disparition génère une forte mobilisation de ses amis sur place qui entreprennent des recherches côté colombien. La famille, assistée de l’ONG colombienne Hasta Encontrarlos, met en œuvre toutes les démarches pour le rechercher. L’ambassade de France à Caracas interroge les autorités
vénézuéliennes, Interpol publie une note sur cette disparition, une demande en Habeas Corpus est transmise au Venezuela, le bureau du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU et le CICR sont interpellés.
Côté colombien, les autorités policières et judiciaires lancent des enquêtes à la demande de la famille, la presse colombienne publie des articles sur cette disparition. Malgré tout ça, Camilo reste introuvable. Finalement, une série d’informations non officielles concordent pour dire qu’il serait détenu par les autorités vénézuéliennes et aurait été transféré à Caracas.